top of page

Crise de foi

Dernière mise à jour : 7 déc. 2025

Femme en réflexion avec un verre de vin
Il y a des moments où le corps parle plus fort que tout le reste. Une crise de foie, par exemple, n’est jamais uniquement physique: elle nous rappelle brutalement qu’on s’est éloigné de nos besoins réels, qu’on a dépassé nos limites, parfois au point de perdre confiance en nous-mêmes. Dans le rétablissement, ces épisodes deviennent des messages essentiels, presque des signaux de détresse intérieure. Ils nous invitent à regarder honnêtement la façon dont on s’est déconnecté — de notre intuition, de notre cœur, notre corps, de ce qui donne du sens à notre vie pour enfin commencer à retisser les liens qui nous ramènent vers nous.

Il y a des jours où la foi n'est pas au rendez-vous. Et lorsque ce lien intime avec quelque chose de plus grand que soi (que ce soit avec Dieu, une connexion profonde à la partie de moi qui veut mon plus grand bien ou une simple confiance en la vie) se fragilise, un vide se crée. Et ce vide, beaucoup cherchent à le remplir. Parfois, avec de la nourriture, le travail, des distractions... Mais trop souvent, avec de l’alcool. Boire pour oublier, boire pour être en paix, boire pour anesthésier cette absence de foi. Comme si l’alcool pouvait ramener cette sérénité, alors qu’en réalité, il ne fait que s'en éloigner davantage. Cette déconnexion, d’abord spirituelle, devient physique. Ce qui commence comme une quête de réconfort se transforme en une crise bien réelle: une crise de foie.


Le corps ne ment jamais. Il encaisse, tolère, compense mais il finit toujours par s’exprimer. L’excès d’alcool pour engourdir, taire ses propres pensées ou pour augmenter ces moments de plaisir, de récompense ou d'apaisement, finit par trahir. Les nausées, les douleurs, la fatigue écrasante ne sont que les manifestations tangibles d’un malaise plus profond. Chaque goutte d’alcool avalée pour fuir une crise de foi se retourne contre soi et enfonce plus loin dans la souffrance. La crise de foie, ce n’est pas seulement un symptôme physique. C’est un signal d’alarme. Le corps envoie un message clair: quelque chose ne va pas. En se déconnectant de sa foi, on se déconnecte aussi de son corps, de ses besoins réels, de son équilibre fragile. L’excès d’alcool n’est qu’un révélateur de ce que l'on cherche à fuir. Alors, comment faire quand la foi vacille et que l’envie de fuir devient plus forte que tout? Il n’y a pas de réponse unique, mais il y a des pistes. Écouter. Ralentir. Respirer. Journaliser. Prier, méditer. Aller en thérapie. Rejoindre un groupe de support. Faire du yoga.


La foi n’est pas une certitude nécessairement constante. C’est un chemin, une quête. Parfois on s'en rapproche, parfois on s'en éloigne. Mais en la cultivant consciemment, elle devient éventuellement notre alliée. Il se développe alors une connexion profonde et aimante avec la partie de nous qui veut notre plus grand bien et qui ne nous laisserait jamais se saboter de la sorte. La relation qu'on bâti avec cette version de nous devient éventuellement notre espace de sécurité intérieur, celui dans lequel on peut se réfugier quand ça brasse trop à l'extérieur.


Chaque crise de foie rappelle qu’on est allé trop loin… Que notre instinct, notre cœur, notre corps, notre esprit et les différentes versions de nous ont fonctionné en silo, sans communiquer entre eux. L’alcool anesthésie notre capacité à nous connecter, à sentir ce qui se passe réellement en nous, et cette déconnexion finit par créer non seulement un malaise physique, mais aussi une véritable crise de foi en nos propres capacités. Quand on se coupe de soi en consommant régulièrement, on finit par douter de ce qu’on vaut et de ce qu’on peut accomplir. Il est évident que ce n’est pas en s’anesthésiant qu’on retrouvera du sens à notre vie: chaque verre qui engourdit nous éloigne un peu plus de la possibilité de nous écouter pleinement.


C’est en s’autorisant à ressentir, même l’inconfort, même le doute, qu’on peut espérer rétablir cette connexion et potentiellement apprendre à gérer notre discours intérieur, nos actions et nos besoins véritables. La crise de foie devient alors un signal, une invitation à revenir vers soi plutôt qu’un simple rappel de nos excès. Elle nous montre que notre corps parle, que notre cœur sait et que notre esprit cherche à nous ramener sur un chemin plus aligné. En apprenant à accueillir ce qui émerge au lieu de l’étouffer, on transforme la crise de foi en un renouveau: la confiance revient, la clarté se manifeste, et la communication entre toutes nos parties recommence à circuler. C’est là que le sens renaît.


Peut-être que la véritable foi n’est pas une conviction inébranlable mais la capacité à faire confiance même dans l’incertitude. La foi en quelque chose de plus grand, en la vie, en son propre cheminement. La foi que, même si aujourd’hui est un jour sombre, demain pourrait être plus clair. Et que l’alcool ne sera jamais une lumière sur le chemin mais un brouillard qui éloigne encore plus de ce que l'on cherche véritablement. Alors, plutôt que de boire pour oublier une crise de foi, mieux vaut accueillir cette crise comme un rappel. Un rappel que l'on est humain, imparfait, en quête. Et que la seule façon de combler ce vide, c’est de se reconnecter à soi-même, pas de se fuir.


Bonne démarche,

Geneviève


Commentaires


  • Youtube
  • Facebook

genevieve@harmoniom.com

Au Couvent Sainte-Rose

233 Boulevard Sainte-Rose

Local 323

Lundi : 13 h - 18 h

Mardi: 13 h - 17 h
Mercredi : 10 h - 17 h

Jeudi: 11 h - 18 h

Vendredi: 11 h à 16 h

Nous contacter

© 2015 par Geneviève Lafrenière

Note: harmoniOm n’est pas une plateforme musicale ni de thérapie sonore. harmoniOm est une plateforme d’accompagnement en coaching de sobriété et de rétablissement des dépendances.

bottom of page