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Se reparenter pour s'actualiser

Dernière mise à jour : 21 oct.

Un parent et son enfant
Un parent et son enfant

Le chemin du rétablissement, qu’il s’agisse d’une dépendance affective, chimique ou comportementale, exige bien plus qu'arrêter de consommer ou s'éloigner d’une relation toxique. Il implique un réel déplacement intérieur. Un changement de posture. Une rééducation de soi par soi. C’est là qu’entre en jeu la notion de reparentage.


Reparenter, c’est apprendre à se donner, à l’âge adulte, ce que l’on n’a pas reçu de façon stable ou saine dans l’enfance (ce qu'on peut aussi appeler l'autonomie affective). Sécurité, écoute, repères, limites, tendresse, reconnaissance, validation. Cela ne signifie pas de blâmer, condamner ni de rejeter notre passé mais plutôt de prendre la responsabilité de répondre à nos besoins à partir de notre conscience actuelle, et non plus à partir des stratégies de survie apprises plus tôt.


Beaucoup de nos comportements automatiques proviennent d’un endroit en nous qui a dû s’adapter pour survivre. Ces adaptations étaient intelligentes et nécessaires. Elles ont été utiles mais elles ne sont pas nécessairement alignées avec nos aspirations d'aujourd’hui. Reparenter, c’est reconnaître que cette version de nous, parfois guidée par la peur, le manque, l’ego blessé ou l’hypervigilance, ne doit plus être aux commandes. C’est faire de la place à une version de soi qui peut maintenant choisir autrement, avec maturité et lucidité. C’est s’actualiser à partir de nos aspirations et non de nos blessures. C'est de s'appuyer avec constance sur la version de nous qui veut notre plus grand bien.


Sans ce reparentage conscient, nos programmations inconscientes peuvent dicter nos choix, alimenter nos insécurités, notre anxiété, nous paralyser ou exacerber nos périodes d'ivresse mentale. Reparenter nos états intérieurs, c’est devenir l’adulte capable d'accompagner l’enfant qui se sent inadéquat ou l'ado qui fuit. C'est leur enseigner la légitimité de leurs émotions et leur montrer comment les gérer lorsqu'elles se manifestent. Une fois actualisés, nos états peuvent générer une sobriété émotionnelle offrant la capacité de ressentir pleinement sans avoir l'impression de subir la vie et les évènements avec impuissance. À reconnaître nos réactions, nos besoins, les accueillir avec bienveillance et y répondre avec clarté.


L’un des effets les plus concrets du reparentage est le développement de l’autovalidation. Ne plus chercher l’approbation constante des autres. Ne plus dépendre d’un regard extérieur pour se sentir vu, reconnu, entendu. C’est apprendre à se parler avec amour et accepter que ce qu'on ressent est légitime. Ce processus de reparentage, lent et quotidien, nous amène tranquillement à incarner une posture de souveraineté intérieure. On cesse de se définir à travers ses manques, ses erreurs ou ses attachements passés. On apprend à se gérer avec indulgence, s'autoréguler et vivre pleinement à partir d'une version de soi actualisée.


Bonne démarche!

Geneviève

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